
" DE ROBIEN a osé ! "Ce mardi 13 février 2007 sont parus au Journal officiel de la République française, le décret et les arrêtés de réécriture des décrets du 25 mai 1950 et des statuts particuliers définissant les obligations de service statutaires des personnels enseignants du second degré, ainsi que le décret fixant la prime de mention complémentaire.
Le ministre a donc osé ! Il prend la responsabilité de signer un texte unanimement rejeté par les enseignants de lycées, LP et collèges avec la totalité de leurs organisations syndicales.
Les collègues refusent polyvalence, baisse des salaires, allongement du temps de travail. Leur volonté s’est exprimée en toute clarté, notamment dans les grèves du 18 décembre 2006 et du 8 février 2007 et lors de la manifestation nationale à Paris le 20 janvier 2007.
Au moment où tombent dans les établissements les dotations horaires concernant la rentrée de septembre prochain, les collègues font leurs comptes : suppressions massives de postes, de groupes, de dédoublements et d’options, postes « à cheval » sur plusieurs établissements, perte de salaire….
Le Rectorat de Grenoble vient d'ailleurs d'envoyer
une circulaire spéciale
"Opérations de mesure de carte scolaire - rentrée 2007"
aux chefs d'établissements !
Ce n’est pas acceptable !
L'action unitaire
(voir communiqué de l'intersyndicale ci-dessous)
est plus que jamais nécessaire
Vendredi 9 février 2007
Communiqué de l’intersyndicale du Second degré
CNGA, FEP-CFDT, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNLC-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA EIL, SNFOLC, SNPEFP-CGT,
SNUEP-FSU, SUNDEP, UNSEN-CGT
Publication du Décret de Robien :
"Face à la provocation, le second degré encore plus déterminé !"
Le Ministère de l’Education nationale a annoncé la publication imminente au journal officiel du décret sur les obligations de service des enseignants du second degré. Ce décret fait pourtant l’objet d’un refus de l’ensemble de la profession qui s’exprime avec force depuis maintenant cinq mois. Officialisant ce texte au lendemain d’une grève qui a rassemblé comme celle du 18 décembre plus de 50% des personnels des lycées et collèges, et à la veille du début des vacances par zone du mois de février, le Ministre de l’Education nationale, G. de Robien, qui n’a cessé de nier la mobilisation et d’en dénigrer les raisons, se livre ainsi à une nouvelle provocation. Refusant toute prise en compte des demandes des personnels et de l’intersyndicale du second degré, s’obstinant à évoquer son souci de l’équité quand il ne s’agit que de se donner la possibilité de supprimer des postes à n’importe quel prix, G. de Robien n’a cessé d’afficher son mépris pour les enseignants. Il porte aujourd’hui l’entière responsabilité d’un risque majeur de détérioration de la situation dans les établissements. La détermination des personnels, comme celle de l’intersyndicale du second degré, reste entière. L’action va se poursuivre, pendant la période des vacances de février et au delà, avec toujours les mêmes objectifs : abrogation du décret sur les obligations de service et rétablissement des postes supprimés ouverture de discussions sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants.
L’intersyndicale du second degré :
- appelle à amplifier les actions locales décidées par les personnels et menées en recherchant le soutien des parents d’élèves.
- invite ses syndicats dans les départements et les académies à prendre, dans la période du 12 février au 9 mars, des initiatives communes (grèves, manifestations, rassemblements, etc.) en liaison, notamment, avec les réunions des Comités techniques paritaires,
- fixe, dès maintenant, après le succès de la grève et des manifestations du 8 février, un nouveau rendez-vous unitaire au Ministre de l’Education nationale pour une action à la mi-mars.
L’intersyndicale appelle les personnels à se réunir en AG pour organiser leur protestation auprès du Ministre (motions, pétitions, etc…), pour s’adresser aux parents d’élèves afin d’expliquer le sens de leur combat et pour débattre des modalités de mise en œuvre des actions proposées.
Vendredi 9 février 2007